Encore une fermeture de classe, encore un élu rural victime de la verticalité parisienne !

Le maire UDI de Gap (Hautes-Alpes), Roger Didier, poussé à bout, entame une grève de la faim pour contester une nouvelle décision de fermeture d’une classe dans l’école Porte-Colombe de sa commune.

Il faut dire que c’est la troisième fermeture qu’il subit en 5 ans et que, lassé par le mutisme de l’État via l’Inspectrice académique qui semble préférer la politique de la sanction à celle du dialogue, n’a d’autre choix que cette solution ultime pour tenter enfin de se faire entendre. 

Pourquoi cette école qui accueille 18 jeunes mineurs non accompagnés du CADA en besoin urgent d’instruction afin de s’intégrer et de découvrir le monde du travail sont-ils systématiquement sortis du comptage de rentrée alors qu’ils sont scolarisés dans l’école ?

En parallèle la mairie a restauré un ancien couvent où 86 logements sociaux seront livrés début janvier 2023. Ainsi des dizaines d’enfants devront être accueillis dans l’école menacée qui se trouve à seulement 200 mètres de ce nouveau projet immobilier. Pourquoi l’académie n’a-t-elle pas anticipé ce calendrier en concertation avec les élus locaux ?

Le Mouvement de la Ruralité soutient le maire de GAP dans sa démarche et s’insurge de ces décisions incompréhensibles d’autant que, lors du dernier Conseil Départemental de l’Éducation nationale en avril 2022, 24 voix se sont opposées à la nouvelle carte scolaire et que 4 voix seulement l’ont approuvé.

Pour LMR, il faut stopper l’hémorragie des fermetures administratives de nos classes et notamment en milieu rural !

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